Accueil
NEWSLETTER  Inscription
Rechercher : dans Devenir Fan sur facebook Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Viadeo Suivez-nous sur LinkedIn RSS
http://www.tunisietelecom.tn/ http://www.oradist.com.tn/ http://www.viadeo.com http://www.tritux.com/ http://www.hexabyte.tn/ http://www.iomegafrance.com/emailing/2012-03-05CD/
Invité

Interview avec Mustapha BEN JEMAA, DG de « SUPERNET Solutions »

jeu..10.03.11
Fort d’une expérience de plus de 25 ans, dont la majeure partie dans des organisations internationales (NCR, ARABSAT),  Mustapha BEN JEMAA a décidé de créer sa propre startup dans les services informatiques et de télécommunication en 2001. La société « SUPERNET» est maintenant répétée sur le marché pour son sérieux et son savoir faire.

Comment présentez-vous SUPERNET ?

SUPERNET est une startup 100% tunisienne active dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication. Depuis sa création, nous avons donné une attention particulière à la rigueur dans nos services et à l’écoute de nos clients.

Ainsi nous travaillons sur 2 axes : les solutions de sécurité et les services de sécurité.

- Les solutions de sécurité couvrent la sécurité logique des systèmes d’information (firewall, stockage des données, malwares…) et la sécurité physique et environnementale (intrusion, vidéo surveillance, contrôle d’accès, détection incendie, gestion des flottes….)
- Les services de sécurité couvrent l’accompagnement des entreprises en sécurité informatique (audit, élaboration de la politique, des procédures,  du plan de continuité…) et la formation sur des modules se rapportant aux réseaux et à la sécurité informatique (normes ISO 27000, SMSI, Gestion des risques, IPv6, VoIP, VPN……).

Quelles difficultés rencontre SUPERNET dans cette période transitoire de l’économie tunisienne ?

Durant la période qui a suivi le 14 janvier, tout le monde était réticent d’investir. Nous estimons que c’est une attitude prévisible après le succès de notre révolution et l’incertitude qui régnait. Mais après les dernières évolutions sur le plan politique, nous sentons que l’activité économique est en train de reprendre. Heureusement, car les PME comme nous ne peuvent pas résister longtemps si la réticence a persisté.  Toutes les parties intervenantes dans l’économie nationale, et notamment le secteur IT, doivent bouger pour dissoudre les craintes et restaurer la confiance aux clients finaux.

D’autre part, l’UTICA était l’absent par excellence après le 14 janvier. L’implication de ses anciens dirigeants avec l’ancien régime et les problèmes qui en ont découlé l’ont écarté de l’image politique et économique nationale. Par conséquent l’UTICA n’a pas pu être utile pour ses adhérents dans cette période critique.

Ensuite, je crois qu’il est temps de penser d’établir un groupement propre aux PME/PMI pour préserver leurs intérêts spécifiques, vu qu’il sont mal représentés à la tête de l’UTICA, et vu que les soucis des deux parties sont différents.

Qu’attendez-vous comme réformes dans le secteur IT du gouvernement transitoire ?
Les nouvelles technologies sont des facteurs de développement dans tous les secteurs économiques. Par conséquent, le gouvernement transitoire et les gouvernements qui vont suivre doivent encourager et faciliter l’utilisation de l’IT. Ceci se réalise par le développement des activités du secteur, et l’allègement des procédures et des obstacles imposés par l’ancien régime au secteur sous prétexte de la sureté nationale.
 
On doit couper avec les anciennes législations, (toujours bloquantes et qui profitent à certains acteurs et à certains noms), les anciens pratiques de censure et d’autorisation, interdire le monopole du secteur et préparer un environnement légal de concurrence, faciliter l’accès aux nouvelles technologies  pour tous les organismes, éliminer les barrières douanières et surtout diminuer les frais exigées par le CERT et  l’ANCE pour l’homologation des produits.

Aussi on doit développer une relation de confiance entre l’entreprise et quelques administrations telles que la CNSS ou la direction des impôts. Il doit y avoir une rigueur dans l’application de la réglementation avec le respect mutuel, et couper avec l’esprit de « toute entreprise est coupable sauf preuve contraire ».

D’autre part, je souhaite la modification de la « règle du moins disant » dans l’attribution des marchés car il y a des sociétés qui cassent les prix au dépend de la qualité du service.

Je souhaite aussi que les entreprises publiques n’entrent pas en concurrence avec les sociétés privées dans les marchés publics, sans parler des projets qui vont directement à des agences ou centres nationaux sans même passer par un appel d’offre. Si nous voulons développer la promotion des projets privés, il ne faut pas diminuer leur part du marché à travers une concurrence officielle des institutions de l’état.


Articles de même catégorie

Ajouter aux Favoris Tunisia IT: Page de démarrage Qui-sommes-nous? Contactez-nous Contactez-nous Publicité