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Le Journal

« El kontrakontrek » : les enjeux auxquels le pays doit  faire face dans la lutte contre le commerce parallèle de carburants

ven..09.12.16
Dans le cadre de la lutte contre le marché parallèle du carburant et ses conséquences néfastes sur l’économie tunisienne, le GPP (chambre syndicale des sociétés de distribution de carburants relevant de l'UTICA dont Oilibya, Vivoenergy, Total et Staroil sont membres) a organisé le 6 décembre 2016, une conférence de presse relative au commerce parallèle du carburant et son impact désastreux sur l‘économie tunisienne.

La conférence a débuté avec le mot de bienvenue du maître de conférence, le journaliste Wassim Belarbi, qui a animé le débat autour des résultats des deux études qualitative et quantitative commandées par le GPP, sur les usages et attitudes des consommateurs du marché parallèle du carburant. L’impact de ce phénomène sur l’économie tunisienne et les mesures à prendre d’autre part ont également été abordées.

La conférence a été marquée par la présence de responsables du secteur de la distribution des carburants, ainsi que de monsieur Hammadi Khemiri, secrétaire général du GPP ; monsieur Lotfi Hamrouni, membre du bureau executif de l’UITICA et président de la fédération de chimie de l’UTICA ; monsieur Sadok Bédoui, président de la chambre syndicale nationale des gérants et Propriétaires des Stations-service et monsieur Lotfi Ayedi, consultant auprès de la Banque Mondiale.

M. Hassen Zargouni du cabinet Sigma Conseil a expliqué que l’étude qualitative * révèle que ce marché est perçu par les consommateurs comme étant supérieur au marché formel en termes d'offres et de prix. Un écart de 700 millimes sur le prix du litre entre le carburant légal et celui de contrebande reste la principale raison qui porte les consommateurs tunisiens à se tourner vers ce marché illégale.

Les résultats de l’étude quantitative ** viennent confirmer l’étude qualitative : un peu plus de 65% des personnes interrogées consomment le  carburant  de contrebande pour  la différence de prix qui existe entre les deux marchés, même s’ils sont conscients des risques en particulier ceux qui sont  liés à la qualité du carburant (possibilité de casse moteur). Environ un tiers des personnes sondées  perçoivent  la contrebande comme un système bénéfique pour eux mais également pour leurs régions et cautionnent ainsi ces pratiques.

Le marché parallèle constitue également des risques sur les emplois formels des stations-service existantes, beaucoup plus nombreux que les emplois créés par la contrebande. Rappelons que monsieur Sadok Bédoui a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises suite aux pertes considérables causées par la contrebande du carburant. En 2015, les gérants et propriétaires des stations-services ont enregistré une régression atteignant 45%

Le GPP a rappelé à cet égard que le secteur de la distribution emploie plus de 10.000 personnes dans toute la République, sans dénombrer les emplois créés sur la partie transport elle aussi fortement touchée par ce fléau.

Le marché parallèle menace aussi la capacité de la Profession à investir dans de nouveaux projets de croissance et impacte ainsi son développement et ses perspectives. Les dépôts clandestins de carburants de contrebande, installés un peu partout dans le pays, présentent également un risque très élevé pour la sécurité du voisinage et des consommateurs, comme l’attestent les différents accidents mortels dus à des explosions ou accidents de la route.
Monsieur Lotfi Ayedi a par ailleurs rappelé que le commerce parallèle et la contrebande font perdre à l’Etat tunisien 1,2 milliards de dinars par an, dont 500 millions de dinars sont des droits de douane. 
Il a souligné l’urgente nécessité du renforcement du contrôle frontalier par les Autorités tunisiennes en modernisant les moyens à disposition et en luttant efficacement contre la corruption.

C’est dans ce contexte que le GPP lance une campagne de sensibilisation « el kontrakontrek » pour illustrer auprès des consommateurs les ravages de ce fléau sur la société tunisienne.

L’application d’une politique gouvernementale efficace et engagée dans la lutte contre la corruption et la contrebande, l’atténuation des écarts de prix avec les pays frontaliers et la réforme de l’ensemble du secteur de la distribution des carburants sont des mesures nécessaires pour mettre un terme  au marché parallèle.
Le GPP appelle de ses vœux une mise en œuvre rapide de ce plan d’actions afin d’éradiquer ce fléau, néfaste à l’économie du pays.
 
________________________________________
a)    Etude qualitative  sur les usages et attitudes concernant le marché parallèle du carburant de contrebande réalisée en Juillet 2016, auprès des acheteurs occasionnels et réguliers dans différentes régions du pays (Sfax, Kasserine, Kef, Médenine, Grand Tunis) ; ainsi qu’auprès des commerciaux des différentes sociétés pétrolières en charge des zones géographiques concernées
b)    Etude quantitative sur les usages et attitudes concernant le marché parallèle du carburant de contrebande réalisée en Novembre 2016 sur un échantillon de 1000 tunisiens âgés entre 18 et 60 ans, de classes sociales A, B, C, C+, C-, D, E et tous ceux qui achètent le carburant de contrebande. Les régions couvertes par l’étude sont le Grand Tunis, la région du Sahel (Sousse et Mahdia) la région du centre (Sidi Bouzid  Kairouan, Kasserine), Sfax, Tataouine, Médenine, Gabes, la région du sud «Tozeur et Gafsa », Kef et Jendouba


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