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Le Journal

L’informaticien formé en Tunisie qui a révolutionné Eaton Maroc

lun..05.12.11
Il a fait d’Eaton un leader dans les produits de sécurité électronique. Il voulait devenir ingénieur alors que ses parents le poussaient plutôt vers des études de médecine ou de pharmacie. Après un Bac sciences maths obtenu à 16 ans, il a poursuivi des études en informatique en Tunisie, faute d’avoir pu obtenir une inscription en France.

Alors que ses parents le poussaient plutôt vers des études de médecine ou de pharmacie, c’est son choix qui va prévaloir, même si les choses ne vont pas se passer exactement comme il le désirait. Kassem Benhaddou, DG de Eaton (entreprise américaine spécialisée dans les systèmes et composants électriques pour la distribution et le contrôle de l’énergie, ainsi que dans les systèmes et services de puissance hydraulique pour les équipements industriels portables et les avions) pour le Maroc, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, est né en 1971 à Casablanca dans une famille de classe moyenne. Son père est commerçant de tissus et sa mère institutrice. Il a la bosse des maths et c’est sûrement pour cela que ses parents, après son Bac «sciences maths» obtenu en 1987 à 16 ans à peine, sont convaincus qu’il ferait un bon médecin ou pharmacien. Il leur tient tête et fait les prépas au lycée Moulay Abdallah. Mais il brûle d’envie, comme les jeunes de cette époque, d’aller en France pour ses études supérieures. Son séjour au lycée Moulay Abdellah est par conséquent écourté.

Tournant de carrière
En 1988, ses parents, qui ne veulent pas le contrarier, l’accompagnent en voiture à Paris pour l’aider à exaucer son vœu. Mais cela va être un terrible «flop» car le voyage est mal préparé et aucune école ni université n’accepte de l’inscrire. Il revient au Maroc et perd encore une année.
Cela va lui permettre de mieux préparer la suite et c’est en Tunisie, à l’Ecole d’ingénieurs et d’informatique de Monastir, qu’il s’inscrit en 1989. Malgré la maigre bourse, de l’équivalent de 4 000 DH par trimestre, il s’implique totalement dans ses études. En 1994, il obtient son diplôme d’ingénieur en informatique en soutenant un mémoire sur «la gestion des composants de la carte électronique», à l’époque où le système d’exploitation Windows n’avait pas encore vu le jour.
Kassem Benhaddou rentre au pays et n’a pas de mal à trouver un premier job chez Multilog, une PME marocaine où il est recruté?comme ingénieur développement. Mais une année plus tard, il se découvre?des dons de «commercial» et il est?affecté dans le service des ventes. Son premier produit est un logiciel de traduction «français / anglais».?A l’époque, c’est une nouveauté et le logiciel était?vendu entre 8 000 DH et 15 000 DH, selon les versions.?Les cibles : les familles aisées et les écoles privées, au départ.
Rapidement, son succès lui vaut d’être débauché par une entreprise concurrente, HCS computer, qui commercialise des logiciels éducatifs. Lorsqu’il suggère de créer un espace multimédia dans la grande distribution, on ne le croit qu’à moitié. Mais le succès est immédiat et il est nommé directeur commercial. A partir de là, il sera connu sur le marché.
Il garde, pourtant, son poste jusqu’en 1997. C’est à cette date que la société MGE, filiale du groupe Schneider, spécialiste de la sécurité électrique, lui propose le poste de responsable du marché informatique et de la distribution des onduleurs. C’est là qu’il entame une carrière qui le mènera aux responsabilités qui sont les siennes aujourd’hui. L’événement qui va le propulser aux commandes se produit lorsqu’en 2007 l’activité «onduleurs, disjoncteurs, armoires électriques» est rachetée par l’américain Eaton. Dès le départ, les nouveaux actionnaires lui font confiance et lui confient le développement de la société avec un effectif de quatre personnes contre 20 actuellement. Il lui faudra redoubler d’efforts pour garder la confiance de ses employés pour qui seule la performance compte. Il doit alors trouver des commandes et s’imposer très rapidement sur le marché. Il prend vite ses marques et, entre 2007 et 2008, ouvre successivement trois bureaux en Afrique du Nord, à Alger, à Tunis (qu’il connaît bien) et au Caire.

Part de marché potrtée de 15 à 55%
Le marché intérieur était en parallèle bien orienté. Les parts de marché de la société sont passées de 15% en 2007 à 55% aujourd’hui, indique Kassem Benhaddou. Cependant, il garde jalousement les chiffres, tout en soulignant avoir bien tiré son épingle du jeu. En fait, il explique que Eaton international, à partir de l’Europe, commercialise également des produits sur le Maroc, ce qui rend impossible de donner le chiffre d’affaires exact réalisé sur le pays. Par contre, il est assez disert sur le marché, les composants électroniques, disjoncteurs, armoires électriques et onduleurs en particulier. «Notre activité pèse pas loin de trois milliards de DH. Les séniors de l’activité sont ABB, Siemens, Schneider et Eaton. Aujourd’hui, avec les produits asiatiques et autres, on peut trouver, par exemple, des disjoncteurs à partir de 30 DH et moins. Et sur ce genre d’équipements, particuliers et petits opérateurs n’éprouvent aucun besoin d’acheter une marque, mais c’est surtout l’informel qui nous pose problème. Heureusement qu’à côté du résidentiel et de l’industrie, le tertiaire, et les banques notamment, restent une clientèle de taille». Kassem Benhaddou qui estime que l’informel devrait représenter entre 5 et 10% du marché, selon les produits, milite activement au sein de la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique (Fenelec) pour faire entendre la voix des professionnels contre la contrefaçon. Un dur combat loin d’être gagné d’avance qui lui tient tout de même à cœur.
Source : www.lavieeco.com


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