Entretien avec Sami Zaoui, Secrétaire d’Etat aux Technologies de la Communication. Merci d’évoquer de nouveau le dossier Tunisie Telecom ?  Je rencontre de façon très régulière des professionnels des secteurs technologiques,..." /> Sami Zaoui : « La Tunisie a besoin d’un grand projet Internet »
Accueil
NEWSLETTER  Inscription
Rechercher : dans Devenir Fan sur facebook Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Viadeo Suivez-nous sur LinkedIn RSS
http://www.tunisietelecom.tn/ http://www.web-2-com.com/ http://www.structura-tunisie.com http://www.lpi-maghreb.org/ http://www.hexabyte.tn/ http://www.tritux.com/
Le Journal

Sami Zaoui : « La Tunisie a besoin d’un grand projet Internet »

mer..23.02.11
Entretien avec Sami Zaoui, Secrétaire d’Etat aux Technologies de la Communication 

Merci d’évoquer de nouveau le dossier Tunisie Telecom ? 

Je rencontre de façon très régulière des professionnels des secteurs technologiques, ils ont tous la même préoccupation, la continuité des services chez l’opérateur Tunisie Telecom. A cela je réponds, sans pour autant minimiser la crise chez l’opérateur, avoir reçu d’importantes assurances pour que la continuité des services et la qualité des services ne soient pas en  équation dans  cette crise. Ceci dit nous avons  bien noté les craintes et les appréhensions de l’UGTT, celles-ci reposent sur deux aspects, la disparité des salaires, et l’externalisation. L’UGTT réclame aussi de la transparence sur les contrats passé par Tunisie Telecom.

Notre position demeure inchangée,  Mon message est le suivant : l’erreur consisterait à se focaliser sur les « 63 contractuels surpayés » ; or ces derniers ne  posent pas tous problème, et il est normal dans un contexte concurrentiel que l’opérateur ait recours à des compétences expat débauchés au prés de grandes entreprises internationales. La solution que nous préconisions est de réviser le statut du personnel chez Tunisie Telecom, car un double statut n’est pas acceptable. Mais dans le contexte actuel Tunisie Telecom doit prendre des mesures transitoires et non pas des décisions radicales qui pourraient avoir des conséquences sur sa compétitivité.

Et quelle est votre position sur le dossier de l’externalisation?

Sur la question de l’externalisation naturellement pointée du doigt par l’UGTT, ?
C’est une revendication historique chez l’UGTT. Mais attention à l’amalgame. Il fait à mon avis recourir de façon intelligente à l’externalisation, qui souvent est créatrice de richesses et d’emplois. Et choisir l’internalisation quant cela est nécessaire et quant l’opérateur en a les moyens.

Quelle serait la meilleure issue pour rapatrier les 25 % « détenus » par Sakhr El Materi dans  le capital de Tunisiana ?
Qu’elles restent en  Tunisie et qu’elles profitent au premier degré à la Tunisie, à l’Etat Tunisien et à chaque citoyen  Tunisien. C’est une mesure indispensable à la bonne image de Tunisiana et un message fort pour notre économie. L’option d’une entrée en bourse est plus qu’envisageable. Cela serait une belle sortie, maintenant il reste à en  étudier les modalités.
Mais ce n’est pas une affaire aussi simple qu’on le pense, on parle de 600 millions de dollars.

Abordons à présent le dossier du partenariat Public Privé dans le domaine des technologies? 
Mes rencontres avec les professionnels m’amènent à penser que le partenariat PPP dans le domaine IT, patauge. Tout en plaidant pour un grand projet de gouvernance technologique conduit par l’Etat et des organismes tels que le CNI, il faut y associer des acteurs du privé. Pour cela, il faut mettre en  place une grande DSI de l’Etat et un grand projet numérique. Cette orientation stratégique doit être menée par des organismes opérationnels, je pense ici au CNI à l’Ansi, à l’Ance, ou à L’ati. Certes, il faut dans cet état d’esprit réviser les attributions de ces agences et laisser s’exprimer leurs compétences.

Mais a-t-on encore besoin de l’ATI pour citer cet organe pointé du doit quant on évoque le dossier de la censure au temps de l’ancien régime ?
Tout d’abord il faut bien comprendre que l’ATI n’est pas l’instigateur de la censure. Elle agissait passivement comme un bras technique et peut jouer aujourd’hui le rôle de fédérateur des FSI publics, celui aussi de gestionnaire des noms de domaines ou de Provider de la bande passante. C’est une agence qui est porteuse de projets cohérents. Et nous devons en tenir compte.

En  Tunisie Internet est libre mais certains milieux s’insurgent de voir aussi la pornographie libre? 
Il me semble que nous ne sommes pas pressé de libérer Internet mais c’est à la justice de trancher. Il est clair que certains sites qui incitent à la violence constituent une menace. Pour nous, il est hors de question de nous soumettre à une décision administrative pour fermer ces sites. Seule une  décision émanant de la Justice sera acceptée. Dans cette perspective la Tunisie de l’après transition doit se doter d’un  projet et d’une grande loi sur Internet issus d’un débat de société engageant la responsabilité de l’Etat de la Société Civile , des organisations des droits de l’homme, des Intellectuels etc. Nous sommes en face d’un vide juridique et le débat en question sera un des fondamentaux objectis du gouvernement de l’après transition

Abordons à présent le dossier du développement dans les régions? 
J’y crois fermement. Et je peut vous affirmer que j’y consacre 80% de mon  temps. Ma conviction vient du fait que les régions sont un formidable vivier de compétences. Et nous allons bientôt annoncer le lancement d’un grand projet de numérisation qui sera implanté  dans les régions. Il s’agit de la numérisation des fonds documentaires  de la bibliothèque nationale. Cela permettra de créer des milliers d’emplois. Il faut aussi promouvoir les Centres d’Appels régionaux qui pourraient traiter par la voix et la data des missions de services publiques, sécurité sociales, météo, transport,  banques et bien d’autres activités.

Quel message adresseriez-vous aux investisseurs étrangers ?
La Tunisie a connu au cours du mois de Janvier un choc historique et exceptionnel voire inédit dans le monde de par ses particularités et ses spécifiés. Mais cette même Tunisie est  repartie, Ce pays et ses institutions fonctionnent de nouveaux. Et l’Etat est de nouveau restauré Le Miracle Tunisien est devenu authentique et bien réel.

Nabil ALLANI


Articles de même catégorie

Ajouter aux Favoris Tunisia IT: Page de démarrage Qui-sommes-nous? Contactez-nous Contactez-nous Publicité